Encyclicum

Salvifici Doloris

« La souffrance qui sauve »
Jean-Paul II · 1984 · Sur le sens chrétien de la souffrance humaine
Publiée le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, trois ans après avoir lui-même été grièvement blessé dans un attentat, Jean-Paul II médite sur le sens chrétien de la souffrance, qui trouve dans la Croix du Christ sa pleine signification rédemptrice.
Titre
Salvifici Doloris (« La souffrance qui sauve »)
Auteur
Pape Jean-Paul II
Date
Publiée le 11 février 1984, fête de Notre-Dame de Lourdes
Type
Lettre apostolique (aux évêques, aux prêtres, aux familles religieuses et aux fidèles)
Sujet
Le sens chrétien de la souffrance humaine
Note
Publiée moins de trois ans après l'attentat du 13 mai 1981 contre le pape

1Contexte historique

Le 13 mai 1981, Jean-Paul II est grièvement blessé par balle place Saint-Pierre. Cette expérience personnelle de la souffrance, conjuguée à la longue tradition chrétienne de réflexion sur ce thème, l'amène à publier en 1984 cette lettre apostolique adressée non seulement aux évêques et prêtres, mais explicitement aussi « aux familles religieuses et aux fidèles de l'Église catholique » — signe de la portée universelle qu'il entend donner à ce texte.

Le pape lui-même avait annoncé, lors de sa dernière catéchèse du cycle sur la « théologie du corps » en 1984, que cette réflexion méritait d'être complétée par une méditation spécifique sur la souffrance, le corps humain en étant directement concerné.

2Structure du document

Le texte comporte une introduction et six parties : le monde de la souffrance humaine, la recherche d'une réponse au sens de la souffrance, Jésus-Christ — la souffrance vaincue par l'amour, les participants des souffrances du Christ, l'Évangile de la souffrance, et une méditation sur la parabole du bon Samaritain en guise de conclusion.

3Thèses principales

4Citations marquantes

« Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église. »Salvifici Doloris, n° 1 (citant Col 1, 24)
« La souffrance semble appartenir à la transcendance de l'homme. »Salvifici Doloris, n° 2 (esprit du texte)

5Portée et héritage

Salvifici Doloris demeure une référence majeure pour la pastorale de la santé et l'accompagnement des malades, et a profondément marqué la spiritualité catholique contemporaine de la souffrance, notamment via l'institution par Jean-Paul II lui-même de la Journée mondiale des malades (1992). Le témoignage personnel du pape, confirmé plus tard par les souffrances de sa propre vieillesse et de sa maladie rendues publiques, a donné à ce texte une portée incarnée particulière.

6Implications pour notre temps

Dans des sociétés contemporaines qui tendent à occulter ou à médicaliser exclusivement la souffrance, sans toujours lui chercher de sens, cette lettre invite à un regard qui ne nie pas la douleur du mal mais cherche à l'habiter d'une espérance et d'une solidarité actives, notamment à travers l'accompagnement des malades et des personnes en fin de vie.

7Actions concrètes possibles

À l'échelle personnelle
À l'échelle communautaire et professionnelle
À l'échelle sociale
← Voir toutes les synthèses